


Et puis je n'ai pas d'album de photos personne pour les feuilleter après moi
Tu comprends ma difficulté avec la mémoire chronologique
la mémoire comme choix d'oublier ou de confondre
pourquoi perdre mon temps à les prendre
pourquoi prendre mon temps à me perdre
Ne pas savoir mettre deux mots à la suite
Du pourquoi j'aime lire prendre perdre peindre
Marécages de pensées




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Emplie de moi
Emplie de toi
Emplie des voiles sans fin de vouloirs obscurs
Emplie de plis
Emplie de nuit
Emplie des plis indéfinis des plis de ma vigie
Emplie de pluie
Emplie de bris de débris de monceaux de débris
De cris aussi surtout de cris
Emplie d'asphyxie
Trombe lente
H.Michaux

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Régler son affaire
Sans trottoir débattre
Sortir labyrinthe
Confiance sans rigueur
Pelote ans mélés
Amitié sans chaleur
Passage dévoyé
Descendre ce que les autres remonte
Pente douce
Vriller tourments
Défaite du faire
Abandonner

.
…la voix sépia écrasée de nicotine et masquée d’un écran de fumée s’évertue à éviscérer le malheur. Et le crépuscule c'est du vice ces ombres s'allongent et s'éternisent et les lampadaires se donnent des airs des fantômes fatigués dégingandés. Vices versatiles et cotonneuses profondeurs au fond desquelles l’on se glisse ; chrysalide fragile et enchanteresse, croqueuse des vicissitudes d’un temps las. Je sais les nuits obscures et les miennes connaissent des excroissances aux bords des yeux le front plissé. A pas mesurés s’avancer et dans le noir tâtonner les crevasses d’un mur de béton armé. Une larme en suspens pour l'indicible et un genou au sol, l’autre encore fier et regarder vers la lumière. Aucune croyance encore capable de et un tel délabrement les mains crevassées plus loquaces qu’un paragraphe inutile et j'imagine comme des choses et une rue à perte de vue le bitume fier et lisse. Dégringoler sans fin ni heurt puis s’agripper. D’une main encore mal assurée son col enserrer et de l’autre se lover tout contre son corps fin, frêle comme frais et mandarine. Se rasséréner, s’affirmer, serrer un peu plus fort. Ne pas secouer et la caresser. Dévisser le bouchon et vers d’autres états. Remplir encore un verre et ne pas embrasser, sucer le goulot cylindrique étriqué et strié de la bouteille comme ou garde-fou vicieux et nécessaire. S’envoyer en l’air et contrer la violence des…
texte :FROZEN K.

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Tout ces gens qui vont
où je ne vais pas
finir en éclats de vers
syllabes syncopées,
pourriture sur la croix.

.
Heureuse de me tromper encore et encore
Sur le sens,l’essence ,le jus des choses.
Quand tu écartes les bras
C’est juste pour toucher les murs de ta prison
M’en voulez vous ?
Je rengaine je chante je me silence
Le couplet de la vertueuse élève
Le précaire du moment me dégrise
Tu vois ?
Des rectangles blancs pour écouter P.Glass
et
Des chapîtres que l’on a envie de commencer par …Et puis…
Oublier.
Rongeuse

.
se remettre au travail de nouveau des couleurs sur les doigts
conséquence détestation des ongles
bizarrement ceci est une note positive
Pied bot et dedans deux laids


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je boite de mon corps alourdi
limace qui bave sans recul
creuse sillon d'un disque rayé
imaginaire passager
pas sage et
...rien
homeless comme certains sont "tendre laisse"
une corde au cou qui sert les larmes
dedans dehors demain
trépanée (ne pas être née oui c'est ça)
on va demander de décompter jusqu'au bord
je suis sure d'aimer tomber

.
Autour du visage,des murmures de chaos .
Que ferais je du silence ?
Territoire des corps engagés et puis
un cœur de plume qui s'engage en soi
comme un oiseau qui s'écrase au sol.


.
Pour me suspendre à la plus haute
Dans les fentes irraisonnables
Suivre le gris souligné de noir
Sous les corps se calciner
Avaler effacer les cendres
Déglutir et boire
Un lait d’amertume
C’est tellement facile d’oublier
À part ça quoi ?Je continue
Je continue d’avaler mes cachets
Et tu sais quoi le pire dans tout ça ?
Je ne voudrais pas que ça s’arrête
Sang blanc

.
Tu te retrouves sur le bitume
Avec tes envies de pute
Tu brasses que de l'air
Et au fond du bide
Prendre plus que recevoir
malgré le froid
c'est suffoquant
tu te rends compte de ce que tu viens d'écrire
"Prendre plus que de recevoir"...!
Tu penses que cela ne va plus du tout
et que tu n'as plus grand chose à offrir
même si tu fais super bien semblant.

Elle passa la main entre ses seins senti l’odeur aigre de son corps allongé.
…Changea les draps qui avaient l’odeur de ceux qui mettent trop longtemps à sécher.
L’eau brûlante de la douche était son le seul répit.
Et puis tout ce vide entre chaque seconde.
Savoir que tout dépend d’elle …Qu’elle n’est que son propre instrument et la baguette laissée sur le pupitre.
Et puis tout ce vide entre chaque seconde.
Elle la serra dans ses bras et lui dit qu’elle sentait bon, que c’était un bon signe…Elle lui répondit laissant se fermer la porte de l’ascenseur qu’un jour elle lui expliquerait pourquoi.Se sourit dans la cabine en baissant le regard ,pensant aux jeu de mots dans sa tête l’envie de deux mains, Suit la ligne de métro désaffectée en moto sous l’orage, elle ne connaît pas ce chemin , facile de laisser couler la pluie des yeux sans que personne ne s’en rende compte.
Et puis tout ce vide entre chaque seconde.
Depuis déjà plusieurs semaines, elle s’endormait avec ses vêtements car le sommeil quasi permanent n’arrêtait pas malgré tout de la surprendre.
Et puis comme la mort entre ses seins , elle voudrait changer de parfum.
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